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Nantenin Keïta, une salariée en or

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Posté le 08 Fév. 2017 - Mis à jour le 3 Février 2017

En septembre dernier, à Rio, Nantenin Keïta a offert à la France sa 7e médaille en décrochant l’or sur 400 mètres lors des Jeux paralympiques. Rencontre avec l’assistante Ressources Humaines la plus rapide du monde…

Nantenin Keita à Malakoff Médéric SQY© C. Lauté - photothèque SQYC’était le titre qui manquait encore à son palmarès. Double médaillée sur 200 et 400 mètres aux Jeux paralympiques de Pékin il y a huit ans, sacrée championne d’Europe du 400 mètres en 2014 puis championne du monde à Doha en 2015, Nantenin Keïta avait des raisons d’y croire !

Atteinte d’une déficience visuelle, tout comme son père le musicien malien Salif Keïta, c’est avec le soutien de son employeur le groupe Malakoff Médérc (Montigny-le-Bretonneux) que la sprinteuse multimédaillée a gravi, à Rio, la plus haute marche du podium.

« Peu d’entreprises privées font le choix d’embaucher des sportifs de haut niveau, de surcroît en situation de handicap. Mais cet engagement fait partie de l’ADN de Malakoff Médéric qui m’accompagne dans mes succès et ma reconversion professionnelle », pointe cette détentrice d’un BTS action commerciale et d’une Licence en sciences de l’éducation.

Malakoff Médéric, un groupe impliqué

Le groupe mène, en effet, une politique active en faveur des personnes en situation de handicap qui représentent aujourd’hui plus de 6 % de ses effectifs. Un engagement qui se traduit par de nombreuses actions concrètes, à l’image de cette interface permettant aux salariés malentendants de communiquer en ligne avec le soutien d’interprètes en langue des signes.

« Je gère des missions de recrutement, de gestion de carrière, de mobilité. Et je manage six « intrarimaires », des collaborateurs du groupe qui évoluent dans différents services. J’adore ma discipline, mon entraîneur, mais ma vie professionnelle m’apporte énormément. J’ai longtemps été blessée et cet emploi m’a aidée à relativiser, à me fixer de nouveaux objectifs », assure l’athlète. Marraine de la 2e édition des Foulées de Maurepas, la sportive entretient également un lien privilégié avec Saint-Quentin-en-Yvelines : « Il y a une dizaine d’années, lorsque je m’entraînais à l’EASQY, j’ai habité Maurepas, puis Montigny. J’aimais cette vie à la fois en ville et à la campagne, avec des commerces à proximité, des coins de nature où aller courir… », confie-t-elle.

Des horaires aménagés pour l'entrainement

Nantenin Keïta s’est préparée à ses Jeux dans le plus grand secret en bénéficiant d’horaires allégés, à raison de deux matinées de travail hebdomadaires, le reste étant consacré aux entraînements.

« Cette médaille, je la voulais depuis longtemps ! C’est la récompense de toute une carrière, la preuve qu’on a fait les bons choix avec le staff de l’équipe de France handisport d’athlétisme (N.D.L.R. : dont elle est membre depuis 2002) », assure cette discrète trentenaire.

Passée la vague médiatique qui a accompagné sa victoire – « une belle occasion de mettre un coup de projecteur sur les disciplines handisports et de remercier toutes les personnes qui nous ont soutenus aux Jeux paralympiques » –, l’assistante RH a déjà rechaussé les « pointes » en vue des championnats du monde d’athlétisme, à Londres en août prochain. Avant, qui sait, de défendre son titre en 2020…

www.malakoffmederic.com
Nantenin est présidente de la fondation Salif Nantenin Keïta au profit des personnes albinos d’Afrique
Email : nanto.keita(at)hotmail.com

Elsa Burette pour Saint-Quentin-en-Yvelines

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