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1970-2000 : EPA et SAN,
co-aménageurs

Pour construire les villes nouvelles, l'Etat met en place l'Etablissement public d'aménagement , chargé d'acheter les terrains et de construire habitations et commerces. Le syndicat communautaire d'aménagement de l'agglomération nouvelle (SCAAN) qui deviendra Syndicat d'agglomération nouvelle (SAN) en 1983, est chargé entre autres de gérer les grands réseaux d'équipements, de favoriser les initiatives communautaires et de développer le potentiel économique de l'agglomération.

Saint-Quentin-en-Yvelines, à l'instar des 4 autres villes nouvelles qui ont vu le jour autour de Paris (Cergy-Pontoise, Marne-la-Vallée, Evry et Melun- Sénart), est d'emblée conçue comme une cité innovante, une "ville à la campagne".

Chantier des 7 Mares a Elancourt 1975Chantier du quartier des 7 Mares à Elancourt, livré en 1975Le défi lancé aux aménageurs est de taille. Il s'agit de bâtir une ville de 100 000 à 200 000 habitants à partir des 11 communes, principalement rurales, regroupées dans la ville nouvelle. En quelques années, il faudra construire des logements, favoriser l'installation d'entreprises et de commerces.

Pour faire face à une telle mission, l'Etat met en place en 1970 l'Etablissement Public d'Aménagement (EPA). Localisé à Buloyer (commune de Magny-les-Hameaux), il aura la charge d'acheter les terrains, d'y faire construire habitations et commerces, tout en respectant une logique d'aménagement.

Organisme d'Etat, l'EPA travaille en collaboration avec le SCAAN où siègent les représentants des 11 communes. La ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines est ainsi officiellement créée en août 1972.

Faire coïncider les limites intercommunales

Le SCAAN est régi par une loi spécifique, qui détermine les compétences d'aménagement et le périmètre de la ville nouvelle. En 1983, Michel Rocard modifie la loi, fait coïncider les limites intercommunales avec celles des communes et donne la possibilité à ces dernières de quitter la structure intercommunale. Ce sera le choix de Bois-d'Arcy, Coignières, Plaisir et Maurepas.

Construction du quartier centre de St-Quentin 

Place Pompidou à Montigny-le-BretonneuxConstruction de la place Pompidou (place du Théâtre) à Montigny-le-Bretonneux dans les années 70Le SCAAN devient le SAN en 1983, Syndicat d'agglomération nouvelle (SAN). Son rôle consiste à gérer les grands réseaux d'équipements (pompiers, transports, assainissement, espaces verts...), développer le potentiel économique, proposer une variété de services à l'échelle locale ou encore favoriser les initiatives communautaires.

Aujourd'hui, Saint-Quentin-en-Yvelines regroupe 7 communes : Elancourt, Guyancourt, La Verrière, Magny-les-Hameaux, Montigny-le-Bretonneux, Trappes et Voisins-le-Bretonneux.

Peuplée par 25 000 habitants en 1970, l'agglomération nouvelle a fait un bond démographique de 600% - les Saint-Quentinois étant près de 142 000 en 1999. Aujourd'hui la population de l'agglomération compte plus de 146 500 habitants (chiffres du recensement complémentaire 2006).

Article mis à jour le 3 octobre 2011

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