Les urbanistes de l’agglomération préparent la ville de demain

Imprimer Zoomer Dézoomer

Partager cet article :

Posté le 17 Déc. 2012 - Mis à jour le 26 Septembre 2016

Travailler sur l’évolution de la ville, c’est la fonction de l’urbaniste. Sous ce même nom, plusieurs métiers. À la communauté d’agglomération, ils sont urbanistes généralistes et urbanistes opérationnels. Comment et avec qui travaillent-ils ?

Concevoir un projet urbain, à l’échelle de l’agglomération, d’une commune, d’un quartier ou d’un bâtiment, c’est s’interroger sur toutes ses dimensions, c’est répondre à des problématiques diverses et croisées : quels sont les besoins des usagers de la ville, quels sont leurs modes de vie et aspirations, faut-il des logements, petits ou grands ? C’est aussi prendre en compte la question des déplacements, des équipements, des commerces, des emplois, du paysage, du cadre de vie,…

Champ pluridisciplinaire par excellence, l’urbanisme regroupe différents métiers, qui vont travailler ensemble sur un même projet : architectes, paysagistes, géographes, ingénieurs, économistes, démographes, juristes, programmistes, sociologues, écoloques, développeurs,…

À Saint-Quentin-en-Yvelines, c’est la communauté d’agglomération qui est en charge de l’aménagement du territoire. Qu’elle intervienne à l’échelle d’un quartier, d’une commune ou du territoire au sein de la région, l’objectif est de poursuivre le développement de Saint-Quentin-en-Yvelines d’une manière durable et équilibrée, pour que ville rime avec vie. La direction de l’urbanisme travaille sur les études d’aménagement de quartiers nouveaux (les Réaux à Élancourt ou l’Aérostat à Trappes-en-Yvelines par exemple) ou leur évolution (éco-quartier du pôle centre Saint-Quentin-en-Yvelines à Montigny-le-Bretonneux et Guyancourt). En étroite relation avec les communes, elle est maître d’ouvrage des plans locaux d’urbanisme, qui sont des documents réglementaires fixant entre autres les droits à construire (consultables par les habitants).

À l’échelle intercommunale enfin, elle contribue à définir les enjeux du territoire dans le cadre du Grand Paris. Diagnostics, études, prospective, réglementation… Le métier d’urbaniste ne se résume pas à sa technicité. C’est aussi un travail de coordination, de terrain, d’observation, d’écoute (élus, habitants, équipes pluridisciplinaires), d’inventivité… et de patience : entre l’initiative d’un projet et sa réalisation, il s’écoule en moyenne 7 ans…

Urbanistes de la CasqyJasmine Dozias-Forget, urbaniste – études urbaines et urbanisme réglementaire© photothèque Casqy, JJK

Jasmine Dozias, urbaniste études générales, prospective et planification

«Travailler sur la ville, c’est travailler pour la vie de ses usagers. D’une veille constante sur le territoire, en lien avec l’Observatoire de la ville, à l’élaboration du futur plan local d’urbanisme intercommunal, le rôle des urbanistes des études générales, dont je fais partie, est de veiller à la cohérence d’ensemble du territoire, le respects des objectifs politiques, l’articulation entre les projets et la définition des outils pour les mettre en œuvre. De 2008 à 2011, nous avons, par exemple, assuré l’élaboration du plan local d’urbanisme (PLU) de Guyancourt en réalisant un diagnostic territorial permettant de dégager les enjeux pour le Guyancourt de demain, le projet d’aménagement et de développement durable (PADD) et la définition d’un cadre réglementaire en collaboration avec la commune de Guyancourt, l’ensemble des services et en concertation avec le habitants de Guyancourt.

Nous travaillons surtout en étroite collaboration avec les urbanistes opérationnels afin que les futurs projetés soient effectivement réalisables. Ainsi, à partir d’études réalisées avec les urbanistes opérationnels, nous définissons les règles de constructibilité. Ensemble, nous réalisons des études prospectives à différentes échelles, afin d’identifier les secteurs pertinents pour accueillir des projets urbains pour pouvoir répondre notamment à la demande de logements.

Nous nous interrogeons ainsi sur toutes les dimensions de la qualité urbaine et de la qualité de vie (la desserte du quartier ; l’offre en équipements publics et en services ; le paysage ; l’économie des ressources,…). A l’image de la ville, les documents d’urbanisme sont une matière vivante ! ».

Urbaniste de la CasqyNarjiss Berrada, architecte urbaniste – projets urbains.© photothèque Casqy, JJK

Narjiss Berrada, urbaniste opérationnel

« Une fois définies de grandes orientations, nous, les urbanistes opérationnels, travaillons avec les urbanistes des études générales en binôme, afin de matérialiser ces enjeux sur le terrain. Dans un projet urbain à l’échelle d’un quartier par exemple, nous déclinons ces orientations à travers un schéma de cohérence définissant la programmation et les grandes lignes du projet.

Nous mettons en place les actions nécessaires à la mise en œuvre du projet au travers d’études de faisabilité permettant de vérifier que le projet est réalisable sur les plans technique, juridique et financier, puis de choisir le mode opératoire le plus adapté (zone d’aménagement concerté, lotissement…).

Ensuite, nous passons à la phase opérationnelle de conception et de réalisation du projet avec, par exemple, l’élaboration des cahiers des charges fixant les prescriptions architecturales, urbaines et paysagères. Enfin, nous assurons le suivi de la mise en œuvre du projet urbain et architectural. Dans le cas du projet autour de la gare à Montigny-le-Bretonneux, il s’agissait de réaménager des espaces publics existants et mon travail a consisté à réaliser un schéma de cohérence sur le carré gare.

Ce schéma a permis de matérialiser, début 2011, les grandes lignes du projet : la volonté est de créer des liaisons importantes, d’offrir une meilleure lisibilité de la gare, de rendre l’espace plus accueillant, de permettre des continuités végétales… Entré dans sa phase opérationnelle, ce projet se traduit désormais sur le terrain par le chantier qui a débuté le mois dernier. »

Partager cet article :

Haut de page