Portrait du flutiste Georges Schmitt

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Posté le 26 Mars 2018 - Mis à jour le 22 Octobre 2018

Musicien, compositeur, concertiste, inventeur… Depuis son « havre de paix » des Clayes-sous-Bois, Georges Schmitt continue de faire souffler un vent de virtuosité sur la flûte de pan, son instrument fétiche depuis près de 50 ans.

Georges Schmitt© C. Lauté - photothèque SQYChez les Schmitt, on cultive la fibre artistique, toujours avec talent. Né à Alger en 1947, Georges Schmitt a grandi en Alsace. L’adolescent joue de la flûte traversière, de la trompette et du piano. Mais c’est une carrière d’ajusteur que son père envisage pour lui. « Cet apprentissage m’a permis de construire mes propres instruments par la suite, et je l’en remercie encore aujourd’hui. Mais j’avais d’autres projets… », sourit ce grand soliste.

En avril 1970, il tente sa chance à Paris, avec quelques centaines de francs en poche. À l’époque, les rythmes sudaméricains – El cóndor pasa, en tête – enfièvrent la capitale. Le jeune homme, séduit, s’initie en autodidacte à la flûte de pan. Son premier public, c’est celui des maisons de retraite, des MJC, des prisons.

Des concerts, « très formateurs », qui réveillent son âme de Géo Trouvetout. « J’ai commencé à élargir mon répertoire en adaptant des airs classiques et sacrés, et à me produire dans les églises. Je devais arriver jusqu’à 3 heures à l’avance pour accorder mon instrument de façon traditionnelle, à la cire d’abeille. Mais dès que le bâtiment se réchauffait, tout était à refaire… », se souvient-il. Il a alors d’idée de fabriquer la première flûte de pan accordable, dotée d’un système de réglage à l’aide de pistons en liège. Émaillée de neuf disques d’or, sa carrière est foisonnante !

Ses premiers albums, produits par Delphine Productions, le mènent en Suisse, en Allemagne, en Italie… Sortie chez CBS (Sony), la compilation Flûte de pan, les plus grands thèmes, avec quatre de ses compositions originales, s’écoule à 700 000 exemplaires. Il est invité de nombreuses fois par l’Unesco et les Alliances françaises pour représenter la France en Corée du Sud, en Angola, au Brésil, au Venezuela… Lors d’une croisière, il donne un concert sur la banquise, au Spitzberg.

Compositeur et musicien international

Il compose la musique de la série L’Altion pour le commandant Cousteau, collabore avec Vladimir Cosma pour La Chambre des dames… « J’ai eu le bonheur de donner un concert à Ricionne, sous la direction d’Ennio Morricone. À la demande de son entourage, j’ai fabriqué une flûte de pan pour son anniversaire », glisse-t-il en dévoilant les instruments qu’il confectionne, aujourd’hui encore, pour son ami Hugues Auffray.

Agréé par le ministère de l’Éducation nationale, Georges Schmitt va également à la rencontre des écoliers, de la maternelle au collège. « Je propose des journées découverte et éveil musical adaptées à chaque âge. Les élèves sont surpris et intéressés par cet instrument qu'ils connaissent, en fait, si bien… grâce aux pubs Herta ou Jacques Vabre ! », plaisante-t-il. S’il planche actuellement sur la préparation de son 17e album – un opus aux influences celtiques, dont un medley est disponible sur son site –, sa casquette d’inventeur n’est jamais loin. « J’ai mis au point un puzzle musical clignotant personnalisable », explique-t-il.

« Le Yakky est à la fois un outil pédagogique adapté aux plus jeunes, et aux non-voyants dans sa version braille, et un objet marketing multisectoriel. Je recherche une société pour m’aider à le développer. » À bon entendeur…

Dates de concerts, discographie et inventions sur www.georgesschmitt.com

Elsa Burette pour Saint-Quentin-en-yvelines

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