Gaspillage alimentaire ? Adoptez une poule !

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Posté le 07 Juin 2018 - Mis à jour le 21 Août 2018

Lancée en 2017, l’opération « Adoptons la poule attitude » revient pour une 2e édition. Une vingtaine de familles villepreusiennes s’est vue confier deux gallinacés, offerts par la commune, afin d’encourager le tri et la réduction des déchets ménagers. Rencontre avec ces championnes du recyclage.

Opérations poules Villepreux© C. Lauté - Photothèque SQYDes poulaillers en Ville pour réduire les déchets… et pourquoi pas ? Le mois dernier, plusieurs dizaines de foyers villepreusiens ont décidé d’adopter la poule attitude, à l’image de Danièle et de ses voisins, Anne-Marie et Claude. Quatre sympathiques cocottes, offertes par la ville, ont élu domicile dans leur jardin lors du lancement de l’opération, il y a un an.

Une expérimentation sur volontariat

« Avant de les accueillir, nous avons été reçus en mairie avec les autres volontaires, retenus pour cette première expérimentation », se rappelle Danièle. L’occasion d’aborder tous les sujets, de l’installation du poulailler, à l’alimentation, la ponte, les règles d’hygiène...

« J’ai beau avoir des origines paysannes, ça m’a été très utile, avoue-t-elle. Je ne savais pas que les poules venant d’élevage auraient besoin d’un temps d’acclimatation pour apprendre à se poser – et pondre – en hauteur, ou qu’elles ne doivent pas manger certaines épluchures (agrumes, bananes, avocats…). »

Moins de déchets et des oeufs frais

Les familles qui le souhaitaient ont pu s’équiper à des tarifs préférentiels tout en bénéficiant des conseils avisés de Mickaël Charpentier, chef de groupe animalerie du magasin Truffaut de Plaisir, partenaire de l’opération.

À deux (les poules n’aiment pas la solitude), ces sympathiques volatiles picorent jusqu’à 150 kg par an. Des graines, bien sûr, mais aussi des épluchures, des croûtes de fromage, du pain sec, du gras de viande à l’occasion, des restes de tonte… soit autant de déchets non recyclables en moins dans les poubelles.

Mais ces poulettes sont loin d’être de simples composteuses à plumes ! « Ce sont de vrais animaux de compagnie. Elles sont dociles, curieuses, très attachantes. Nos huit petits-enfants adorent s’en occuper… et partir à la chasse aux oeufs », sourit Anne-Marie.

 Elsa Burette pour saint-quentin-en-yvelines.fr 

Avant de vous lancer

  • Contactez votre mairie afin de connaître la réglementation en vigueur (nombre maximum de poules par terrain, interdiction des coqs, règles d’urbanisme pour l’installation d’un poulailler en dur…).
  • En lotissement, vérifiez que le règlement de copropriété est compatible avec l’installation d’un poulailler (à proscrire sur votre balcon, les poules ayant besoin de gratter et picorer de l’herbe).
  • En pavillon, vérifiez que vous disposez de l’espace nécessaire (au moins 2 m2 pour deux poules). Et n’hésitez pas à parler de votre projet avec vos voisins afin d’envisager l’emplacement qui limitera au mieux les nuisances sonores et olfactives.
  • Alimentation, nettoyage du poulailler, prévention des parasites… si les poules nécessitent peu d’entretien, elles ont besoin d’une présence régulière (y compris pendant vos congés).

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