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Que va changer l'OIN pour le territoire de Saint-Quentin ?

Un décret du 3 mars établit le périmètre de l'Opération d'intérêt national Paris-Saclay. Que va changer cette OIN pour notre territoire ? Réponses de Robert Cadalbert, président de la communauté d'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines.

En vert, une partie du territoire de l'agglomération concernée par la futur OIN© Photothèque CASQY

Les 27 communes de l'OIN

L'OIN concerne six communes de Saint-Quentin-en-Yvelines : 

  • Élancourt,
  • Guyancourt,
  • La Verrière,
  • Magny-les- Hameaux,
  • Montigny-le-Bretonneux 
  • Trappes

ainsi que les communes de :

  • Bièvres,
  • Buc,
  • Bures-sur-Yvette,
  • Champlan,
  • Châteaufort,
  • Chilly-Mazarin,
  • Gif-sur-Yvette,
  • Jouy-en-Josas,
  • Les Loges-en- Josas,
  • Massy,
  • Orsay,
  • Palaiseau,
  • Saclay,
  • Saint-Aubin,
  • Toussus-le-Noble,
  • Les Ulis,
  • Vauhallan,
  • Versailles,
  • Villebon-sur-Yvette,
  • Villejust,
  • Villiers-le-Bâcle.

Le périmètre de l'Opération d'intérêt national (OIN) inclut six des sept communes de Saint-Quentin-en-Yvelines (sauf Voisins). Qu'est-ce que cela signifie pour l'agglomération ?

Robert Cadalbert : Cela démontre que l'attractivité et le potentiel en recherche et innovation de notre territoire sont d'actualité. C'est aujourd'hui reconnu par l'État. Nous avons toujours l'ambition de valoriser ce potentiel afin de créer les emplois de demain, mais aussi de faire du logement et des services publics. Nous espérons que cette reconnaissance de l'État permettra de réaliser un projet respectant celui des différentes collectivités parties prenantes de cette OIN. Nous voulons travailler en synergie avec nos voisins pour obtenir des réalisations cohérentes, comme celle du transport en commun en site propre à prolonger et terminer avec Saclay, Massy et Orly. Cette OIN doit être un accélérateur de projets répondant aux véritables besoins de nos populations, dans le respect constant de l'environnement.

À Saint-Quentin-en-Yvelines, quels projets se réaliseront grâce à cette OIN ?

R. C. : Notre projet de territoire, validé par l'ensemble des élus, prévoit entre autres le développement des transports en commun, la construction de logements diversifiés, le développement de l'université (avec l'arrivée de la faculté de médecine), la couverture d'une partie de la nationale 10. Il est ancré dans le développement durable et se veut respectueux des solidarités. Si notre projet est bien défini, celui de l'État reste une grande interrogation. Nous ne connaissons par réellement les moyens apportés par l'État. En revanche, il est assez singulier de constater qu'au moment où le gouvernement demande aux collectivités d'investir dans des projets, il supprime la taxe professionnelle, principale ressource de ces dernières. Nous avons de l'ambition pour nos territoires, mais qu'en est-il, réellement, de l'État ?

Qu'attendez-vous de l'État?

R. C. : Qu'il mette ses discours en cohérence avec ses actes ! Nous n'accepterons pas la position d'autorité d'un État qui impose, sans respecter la concertation avec les élus et la population. À Saint-Quentin-en-Yvelines, nous avons connu cela et nous savons bien que notre ville nouvelle, ancienne OIN, n'a vraiment pris son envol et atteint ses objectifs qu'à partir du moment où les élus ont été associés aux décisions. Paris-Saclay possède les atouts pour fonctionner et ses objectifs sont acceptés par tous. Il reste à tout mettre en cohérence et à respecter les projets des territoires, portés par les élus.

Article mis à jour le 3 mai 2010 parCatherine Cappelaere

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