Démolition du Newton 3
C’est une première à Saint-Quentin-en-Yvelines. La démolition de l’immeuble Newton III, dans le quartier du Pas-du-Lac, a été lancée le 21 octobre dernier. Ce bâtiment obsolète sera remplacé par un immeuble de nouvelle génération baptisé Delta.

C’est la première fois qu’un immeuble de bureaux va être démoli puis reconstruit à Saint-Quentin-en-Yvelines. Malgré sa jeunesse, l’ex-ville nouvelle doit aujourd’hui faire face à l’obsolescence d’une partie de son parc tertiaire. Les immeubles construits dans les années 70, en particulier autour de la gare, ne répondent plus aux standards actuels ni aux exigences des entreprises.
Ces dernières souhaitent disposer de grands plateaux et cherchent à montrer l’exemple sur le plan de la qualité environnementale. Dans certains cas, des rénovations sont possibles, à l’image de la restructuration réalisée récemment par Banque populaire Val de France. Dans d’autres, la meilleure solution est de démolir et de reconstruire.
« L’un des grands sujets évoqués avec les propriétaires et les promoteurs concerne le développement de nouveaux projets sur l’immobilier obsolète », souligne Thierry Cazes, directeur du développement de la communauté d’agglomération (CA). « En tant qu’aménageur, la CA peut mettre en place des dispositifs de remembrement foncier et de modification de droit des sols, afin de permettre à des promoteurs de rentabiliser des opérations de démolition reconstruction.»
Une démarche de développement durable
Le fruit de cette politique se concrétise aujourd’hui par la démolition de l’immeuble Newton III, dans le parc d’activités du Pas-du-Lac, occupé précédemment par Sodexo. Menée par le promoteur CFC Développement, elle s’inscrit dans la démarche de développement durable de Saint-Quentin-en-Yvelines. Le Newton III, construit au milieu des années 70, sera remplacé par le Delta. Un nouvel immeuble de 6 000 m², rez-de-chaussée plus quatre étages, qui a pour ambition de faire la différence – « le delta », d’où son nom – sur le plan des performances énergétiques et de l’optimisation de l’espace de travail.
Objectif n° 1 : atteindre une consommation maximale de 50 à 60 kWh/m²/an, sans apport extérieur de type cellules photovoltaïques. Quant aux plateaux de bureaux, d’une surface moyenne de 1 000 à 1 200 m², ils peuvent accueillir jusqu’à cent collaborateurs en open space. Autant d’atouts qui contribueront à renforcer la compétitivité de l’offre immobilière de l’agglomération.
Article mis à jour le 2 décembre 2009 parMichel Bazan

