Parkour à Saint-Quentin-en-Yvelines
Publiée le 18 juillet 2011 - Actualisée le 3 octobre 2011
Depuis un an, Stéphane Zachelin, adepte du Parkour, sport urbain consistant à se déplacer en franchissant des obstacles, transmet sa passion à des jeunes. Zen et renversant.

Beaucoup ont encore en mémoire le film Yamakasi – Les samouraïs des temps modernes, sorti en 2001. Ces jeunes, formés par David Belle, se déplaçaient en milieu urbain d’une manière acrobatique, efficace et rapide. Impressionnantes à voir, leurs voltiges aériennes ont marqué toute une génération qui a découvert, dans cette nouvelle discipline, un moyen de s’exprimer en toute liberté.
Ne jamais se croire fort
« C’est ce film qui m’a donné envie, se souvient Stéphane Zachelin, il montrait un sport pouvant se pratiquer par n’importe qui, n’importe quand et n’importe où. »
À l’époque élève au collège Alberto Giacometti à Montigny, il réunit quelques amis et, ensemble, ils passent leur temps libre à crapahuter dans Saint-Quentin-en-Yvelines. « Nous n’avions pas besoin de consoles pour nous divertir, se souvient Cédric, l’un d’entre eux, un banc ou un pan de mur suffisaient ! »
Aujourd’hui adulte, Stéphane Zachelin, éducateur sportif à Élancourt, n’a rien oublié de ses heures passées à escalader la ville. Pour lui, le Parkour est bien plus qu’un simple sport, c’est une discipline qui requiert de nombreuses qualités. Outre les aptitudes physiques qu’il implique (agilité, rapidité, puissance), se mouvoir dans l’environnement urbain est un art qui demande de l’humilité. « Il faut avoir une bonne connaissance de soi et de ses limites : on peut passer un obstacle des centaines de fois et chuter la fois suivante. Ne jamais se croire fort, vivre sans arrogance et sans orgueil, c’est la clé », explique-t-il. La compétition n’a pas sa place : « Ce n’est pas le danger qui nous attire, mais d’arriver à se dépasser. »
Une discipline quasi militaire
Des préceptes qu’il enseigne à une dizaine de jeunes disciples de 8 à 17 ans, au cours d’un entraînement hebdomadaire d’une heure trente. Musculation, abdominaux, pompes, étirements : l’échauffement est intense. Il se déroule en silence, dans une discipline quasi militaire. Puis commencent les sauts et les figures. Ils grimpent sur des poteaux, s’enroulent autour d’un arbre ou glissent sur du mobilier urbain sous l’oeil attentif de leur prof qui leur rappelle les bons gestes et calme leurs ardeurs. Pas de risques inconsidérés : avant chaque saut, le terrain est minutieusement étudié. Pour Étienne, 15 ans, cette discipline lui apprend « à repousser [ses] limites et à ne pas rester bloqué devant un obstacle. Une persévérance qui aide dans la vie », souligne-t-il avec beaucoup de maturité, avant d’enchaîner avec deux heures de kung-fu !
Proposé par le centre Alfred-de-Vigny à Voisins-le-Bretonneux
Le lundi de 18h à 19h30 au parc Maurice-Laure, rue de Port-Royal (en gymnase l'hiver, à l'extérieur aux beaux jours)
Tél. : 06 71 74 17 77 (Stéphane Zachelin)
