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Vie libre, sortir de l'alcoolisme

Association populaire, familiale, laïque et apolitique, Vie libre est un mouvement national composé de buveurs guéris, d’abstinents volontaires et de sympathisants.

vielibre bando

« J'avais une quarantaine d’années et tout pour être heureux : une femme, deux enfants et un métier bien rémunéré lorsque je suis devenu dépendant à l’alcool », confie Claude Rugolotto, abstinent depuis vingt-trois ans. « Il faut savoir que la partie n’est jamais gagnée, qu’il suffit d’un instant de faiblesse, d’une seule gorgée pour replonger », ajoute le responsable local et départemental du secteur Yvelines ouest de l’association Vie libre, mouvement national composé de buveurs guéris, d’abstinents volontaires et de sympathisants.

Une aide essentielle

Avec pudeur, Claude évoque les raisons de sa dérive. « Je ne pouvais plus faire face à des responsabilités professionnelles trop lourdes, j’ai augmenté ma consommation en pensant résoudre mes problèmes : l’alcool comme médicament. Mais la frontière est mince entre consommation excessive et dépendance, et je me suis retrouvé en cure à l’hôpital de Saint-Cloud. » Une démarche délibérée qui lui a permis d’éviter in extremis de se retrouver à la rue avec sa famille.

Durant sa cure de désintoxication, il croise l’intervenant de Vie libre qui le conforte dans l’idée qu’il est possible de vivre sans alcool et qu’une aide extérieure est essentielle. « Là est la raison d’être de notre mouvement basé sur l’amitié, le soutien et l’échange avec des personnes qui sont déjà passées par là, qui savent écouter et accompagner sans jamais culpabiliser ni juger. » Qui, mieux qu’un ancien buveur, peut connaître les dégâts causés par la dépendance à l’alcool ? Qui d’autre peut convaincre un malade alcoolique de se faire soigner en l’orientant vers un médecin traitant ou un centre de soins, puis en l’aidant à persévérer dans l’abstinence ?

« Même dans des cas désespérés, nous parvenons par la confiance réciproque à tisser des liens, à sauvegarder des relations et à créer un déclic qui peut mener à la guérison et à la réinsertion sociale », précise Claude. Avant les soins, le buveur doit être conscient de son engagement. Durant le traitement, l’association, reconnue d’utilité publique, aide le patient et ses proches. Mais c’est après la cure que la collaboration entre malade, famille, soignants et militants du mouvement prend tout son sens.

En toute confidentialité

De centres de soins en lycées, de maisons de quartier en centres sociaux et de groupe de paroles en permanences mensuelles (à Montigny, Élancourt, Trappes, Les Clayes-sous-Bois, Plaisir et Coignières), les membres de la section Vie libre Yvelines ouest informent le public des risques encourus et aident les malades, en toute confidentialité, à sortir de la dépendance de l’alcool. Si ce problème vous touche de près ou de loin, vous pouvez compter sur eux.

Vie libre - section Yvelines ouest
Tél. : 01 30 55 85 48 ou 06 99 50 38 81 (Claude Rugolotto)
www.vielibre.org

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