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  • Publié le 25/10/2019
  • Mis à jour le 04/11/2019
  • Catherine CAPPELAERE

Economie

Les étudiants de l’Estaca imaginent le train du futur

Une cinquantaine d’étudiants de l’Estaca tentent d’inventer le train très grande vitesse du futur. Leur prototype doit concourir à la Space X compétition, mise en place sur le projet Hyperloop du milliardaire américain Elon Musk. Une première en France.

Sous le nom mystérieux « d’Hypérion » se cache une expérience unique en France. « Nous sommes les premiers étudiants français à participer au concours international lancé par Space X sur le projet Hyperloop du milliardaire Elon Musk, projet futuriste de train à très grande vitesse », explique fièrement Enki Saura, président de l’association Hypérion. Ainsi, en 2022, une délégation d’étudiants de l’Estaca, ira en Californie, son prototype de train miniaturisé en main. Son objectif : battre un record de vitesse au cœur d’un tunnel mis sous vide de l’Hyperloop. « Ce concours nous faisait rêver. En Californie, ils ont un tube sous vide d’1,6 km dans lequel notre train devra aller le plus vite possible sans se crasher. Nous visons une vitesse de 500 km/h. Des équipes des plus grandes écoles d’ingénieurs du monde entier participent. Ce concours est fait pour montrer que les technologies sont là et que même des étudiants peuvent battre les records de vitesse du TGV à l’intérieur de ce tunnel. En participant, nous voulons que le projet Hypérion de l’Estaca marque les esprits. » Chaque année, le règlement du concours change. L’an prochain le tunnel devrait faire 10 km de long avec un virage. « Ce changement va nous permettre d’être au même niveau que les autres. Nous travaillons sur la technologie de lévitation « industrac ». Nous plaçons différents aimants pour créer un champ magnétique lors du transport. C’est une technologie passive avec une voie en aluminium. C’est facile, mais très complexe à étudier. C’est une technologie qui, selon nous, a un véritable avenir. »

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Ⓒ C. Lauté - SQY

Ça va nous donner un retour d’expérience extraordinaire.
 

Enki Saura,
Président de l’association Hypérion

Ce projet occupe les étudiants depuis deux ans. Répartis en équipe thématique, les étudiants travaillent tous les jeudis sur Hypérion. « L’avantage du concours, c’est aussi de travailler concrètement sur tout ce que l’on apprend à l’école. En cours, ça peut nous paraitre abstrait et là, tout devient très concret. » Autre point positif et non des moindres, l’expérience acquise par les étudiants leur permettra de pouvoir, à la sortie de l’école, de postuler dans des entreprises travaillant sur le concept très novateur de l’Hyperloop. « Après le concours, nous allons avoir un grand retour d’expérience. Cela nous force aussi à améliorer nos technologies. Tous les domaines sont transverses. L’expérience Space X constituera un véritable atout pour travailler dans ce domaine du ferroviaire ou encore de l’aérospatial du futur. C’est passionnant car, au-delà de l’Hyperloop, nous imaginons le transport de demain », ajoute Kaichi Uto, le directeur technique d’Hypérion. Pour mener à bien ce projet, les étudiants ont besoin de trouver des financements conséquents (près de 100 000 euros d’ici trois ans). Plusieurs sponsors comme Dassault System ou LGM et la Cité des sciences ont déjà répondu présent. À suivre… À Grande vitesse !