Fabrication de masques au sqylab
  • Publié le 03/04/2020
  • Mis à jour le 09/04/2020

Société

Les makers du Sqylab fabriquent des visières pour les soignants

Les adhérents du Fablab de SQY s’organisent pour aider concrètement les soignants des Yvelines. À partir de leurs imprimantes 3D, ils fabriquent des visières de protection.

 « Nous nous sommes tout de suite demandés ce que nous pouvions faire pour aider, explique Arnaud Sauzéat, président du SqylabCréer et partager c’est dans notre ADN. Alors, lorsque nous avons vu le problème lié au manque de protection des soignants, nous nous sommes organisés pour produire des visières puis des masques en tissu. Sur SQY, nous avons d’abord été contactés par le CHU de Versailles, l’hôpital de Trappes, puis par la mairie de La Verrière et la MGEN pour son hôpital et son Ehpad. »

C’est en fait toute la communauté du Hatlab (réseau de 3 Fablabs de SQY, de Viroflay et de Vélizy) qui s’est fédérée autour de cet objectif de production. Un groupe Facebook a été créé pour partager toutes les informations nécessaires à la construction des visières avec une imprimante 3D, le matériel nécessaire, les plans à imprimer, les tutos… Deux groupes ont été créés. Le premier pour la production des visières et le second pour la confection de masques de protection en tissu. Ainsi, au total, grâce à leur imprimante 3D personnelle, environ 80 makers produisent des visières et 80 couturiers et couturières s’emploient à coudre des masques.

fabrication de visière et de masques au hatlab de sqy

 « Les imprimantes fonctionnent 24 h sur 24, 7 jours sur 7. »

C’est Guillaume Marcq, maker du Sunlab de Vélizy qui coordonne tout ce petit monde. « J’ai conçu un tableau participatif où tous les besoins et les demandes sont référencés. Les personnes qui produisent indiquent le nombre de masques réalisés. Nous organisons ensuite une collecte des masques pour les amener dans les hôpitaux, chez les médecins, les personnes des Ehpads. Nous avons même des demandes de dentistes, de personnels des centres d’hébergement d’urgence, explique Guillaume. La plupart d’entre nous, sommes au chômage partiel donc les imprimantes tournent 24 h sur 24 et 7 jours sur 7. »

Près de 1 000 masques ont déjà été fabriqués.

Les makers réfléchissent aujourd’hui à créer des pièces spécifiques pour améliorer les visières en remplaçant les élastiques par des éléments en plastique conçut avec l’imprimante 3D. Pour la collecte et la distribution, Guillaume a mis dans la boucle la gendarmerie, la police municipale. Certains centres envoient des chauffeurs pour récupérer le matériel et ce sont aussi souvent les makers eux-mêmes qui font la livraison. 

Aujourd’hui la communauté s’organise pour récupérer ou acheter sur Internet le matériel nécessaire à la fabrication. Un véritable réseau solidaire est encore en marche à ce niveau. Reste qu’il manque cruellement de tissu pour fabriquer les masques.

À bon entendeur ! Pour contacter le groupe, rendez-vous sur le groupe Facebook créé spécialement pour l’occasion : https://www.facebook.com/groups/2987512644624929/

www.hatlab.fr