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  • Publié le 08/12/2020
  • Mis à jour le 08/12/2020

Société

UVSQ : un deuxième mandat pour Alain Bui

Alain Bui vient d’être réélu en décembre pour un deuxième mandat à la tête de l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Ce mandat sera placé sous le signe de la fusion avec l’Université Paris-Saclay, qui sera effective en 2025.

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Alain Bui, président de l'UVSQ | Ⓒ C. Lauté - SQY

SQY Mag : Vous venez d’être réélu président de l’UVSQ. Que représente pour vous cette réélection ?

Alain Bui : Pour moi, cette réélection est un signe de confiance. Elle traduit une volonté de poursuivre la dynamique de fusion avec l’Université Paris-Saclay qui est impulsée depuis plusieurs années. Durant mon précédent mandat, nous avons remis l’UVSQ à sa juste place. Notre université bénéficie désormais d’une très bonne image. Elle est performante tant au niveau de l’enseignement que de la recherche, comme en attestent les classements internationaux.

Aujourd’hui, nous nous positionnons comme la deuxième force de l’Université Paris-Saclay. Nous avons réussi à sceller un accord politique avec nos partenaires. Nous avons réussi à nous imposer comme un des acteurs majeurs de l’Université Paris-Saclay.

SQY MAG : Qu’est ce qui fait la force de l’UVSQ dans ce projet de fusion ?

AB : L’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines est pluridisciplinaire. Nous avons su développer des niches d’excellence dans tous les domaines, que ce soit en sciences humaines et sociales, droit économie gestion, en sciences, en environnement, dans les domaines du spatial et du médical. Nous représentons ainsi des forces supplémentaires et complémentaires à l’Université Paris-Saclay. Nous apportons aussi un territoire un ancrage territorial.

SQY, le département et nos campus représentent un territoire socio-économique extrêmement puissant et innovant, caractérisé par un taux d’employabilité important avec de nombreuses entreprises, allant des start-ups aux grands groupes. La fusion ne concerne donc pas seulement l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines. C’est celle de l’université et de son environnement. Cela constitue un atout majeur pour l’Université Paris-Saclay.

SQY Mag : Quelles sont vos priorités pour ce nouveau mandat ?

AB : C’est un mandat très particulier. Il va s’agir de continuer à faire fonctionner l’université,  tout en mettant en œuvre le projet de fusion de façon très concrète. Ce ne sera pas simple mais la trajectoire est enclenchée. Je précise que nous sommes déjà très impliqués dans Paris-Saclay. Nos diplômes de masters et de doctorats ont déjà le label de l’Université Paris-Saclay, et nos laboratoires de recherche ont mis en place de nombreuses synergies. Il reste à poursuivre la question des premiers cycles : les licences et les DUT.

Dans le cadre de la fusion, nous allons devoir définir comment nous mettons en commun et structurons ces diplômes au sein du nouvel écosystème que constituera l’Université Paris-Saclay. L’autre aspect majeur concerne l’avenir de nos campus et de nos personnels. Nous avons acté le concept de bassins universitaires, c’est-à-dire le maintien et même le développement des différents campus actuels de l’UVSQ, ancrés dans leur territoire. À l’avenir, de nouveaux projets vont voir le jour, et les personnels seront confortés dans leurs lieux de travail actuels.

SQY Mag : Un projet important concerne le campus de SQY ?

AB : Ce projet doit démarrer prochainement. Nous allons construire un nouveau bâtiment dans le prolongement des bâtiments Vauban et d’Alembert, entre la Maison de l’Étudiant et l’Observatoire de Versailles-Saint-Quentin. Ce bâtiment va accueillir un hôpital 2.0. Ce sera un campus numérique de santé qui regroupera à la fois une offre de soins, de la formation et de la recherche.

SQY Mag : que représente pour vous le fait de fusionner avec l’université Paris-Saclay ?

AB : J’y vois d’incroyables atouts et opportunités. Nous sommes déjà une grande université, disposant d’une marque reconnue. Nous allons pouvoir aller encore plus loin dans le cadre de l’Université Paris-Saclay, qui est reconnue à l’international comme l’une des quinze meilleures universités au monde. C’est une chance en termes de recherche et de formation. Nos étudiants vont voir la valeur de leur diplôme et leur employabilité fortement augmenter. Cette fusion nous donne également des moyens financiers supplémentaires.

Et les premiers impacts sur l’attractivité de notre université sont notables dès aujourd’hui. Nous observons en effet un afflux de nouveaux étudiants, partenaires académiques et entreprises.

Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines