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  • Publié le 05/07/2019
  • Mis à jour le 12/09/2019

Vie pratique

Gestion des eaux pluviales

SQY a été construite sur un sol majoritairement argileux, incompatible avec l’infiltration. La gestion des eaux pluviales constitue dès-lors un vrai défi allant de la collecte et du transport au stockage dans une cinquantaine de bassins avant évacuation vers l’Orge-Yvette, la Bièvre et la Mauldre.

 

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Gestion alternative des eaux pluviales

Le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) du bassin Seine Normandie a pour priorité d’atteindre d’ici six 6 ans un bon état des rivières. Sur le territoire de Saint-Quentin-en-Yvelines, les eaux pluviales s’évacuent vers l’Orge-Yvette, la Bièvre et la Mauldre. L’objectif est un « zéro rejet d’eau pluviale » pour éviter les rejets polluants lors des épisodes pluvieux courants ce qui signifie aucun rejet en rivière pour une petite pluie (80% du volume annuel en île de France). En outre, l’infiltration permet de réalimenter les nappes phréatiques.

Les principes qui traduisent de façon opérationnelle cet objectif sont résumés par les trois termes, Eviter, Réduire et Anticiper :

  • Eviter l’imperméabilisation des surfaces en gérant les eaux de pluies au plus proche de l’endroit où elles tombent ;
  • Réduire l’impact des pluies qui n’ont pas pu faire l’objet des mesures d’évitement ; il convient pour cela de maîtriser le débit de fuite en mettant en place un (dispositif de stockage) ;
  • Anticiper l’écoulement des eaux pluviales et sur les zones susceptibles d’être inondées lors des pluies exceptionnelles (+ mais aussi les risques liés à d’éventuelles pollutions et les contraintes géotechniques de nature à empêcher l’infiltration).

La ville nouvelle de Saint-Quentin-en Yvelines a été construite sur un sol majoritairement argileux, incompatible avec l’infiltration. Ainsi, du temps de Louis XIV, cette particularité a permis la construction de rigoles, naturellement étanches, à même le sol pour alimenter les fontaines de Versailles. Pour contourner cette difficulté, la gestion des eaux pluviales de la ville nouvelle a été organisée autour d’un nombre important de bassins de rétention afin de réguler les eaux de pluie avant rejet dans les rivières.

Toutefois, les retours d’expérience sur la gestion des bassins tout comme l’injonction donnée par les SAGE (Schémas d’Aménagement et de Gestion des Eaux) du « zéro rejet » conduisent la collectivité à interroger ses pratiques.

De nouvelles pratiques innovantes

Comment organiser la rétention à la source ? Différentes techniques sont possibles. Outre l’infiltration, on peut citer l’évaporation par l’effet du soleil, l’évapotranspiration par laquelle l’eau est absorbée par les plantes qui transpirent au niveau des feuilles ou encore la réutilisation pour l’arrosage, le lavage des rues et d’autres utilisations encore à inventer.

S’interroger aussi sur l’opportunité ou le maintien d’un plan d’eau permanent qui s’avère souvent bien plus coûteux sur le long terme qu’un bassin sec ou un jardin des pluies et d’autant plus si l’on prend en compte les coûts environnementaux (transport pour évacuer les boues, impact sur la biodiversité). A noter également que dans les jardins de pluies et les noues, le phénomène de décantation réduit les flux de pollution évacués en rivière et concourt au maintien de la biodiversité. 

Autre question au cœur des projets de SQY : la solution du stockage enterré, infrastructure coûteuse en termes d’investissement qui ne présente aucun avantage pour l’environnement ou l’agrément de la ville (ilot de fraîcheur).

A noter que le Plan Local d’Urbanisme Intercommunautaire (PLUi) limite l’imperméabilisation des parcelles constructibles en imposant un pourcentage minimum d’espaces végétalisés à réaliser par rapport à la superficie du terrain.

En parallèle, SQY doit améliorer la connaissance hydro-géologique de son sous-sol pour déterminer des zones où l’infiltration est possible.

Redonner de l’espace à l’eau dans la ville pour bénéficier de ses multiples avantages et contribuer ainsi à l’atténuation du changement climatique : ilots de fraîcheur, zone humide, trames vertes et bleues, biodiversité, re-naturation des rivières...  Le défi à relever constitue aussi une opportunité pour améliorer la qualité de vie sur le territoire.

Schémas d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE)

Le Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) est un document de planification élaboré de manière collective, pour un périmètre hydrographique cohérent. Il fixe des objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur, de protection quantitative et qualitative de la ressource en eau. Sur le périmètre de SQY s'appliquent les SAGE Bièvre, Mauldre et Orge et Yvette.

​Le SAGE est établi par une Commission Locale de l’Eau représentant les divers acteurs du territoire, et est approuvé par le préfet. Il est doté d’une portée juridique car les décisions dans le domaine de l’eau doivent être compatibles ou rendues compatibles avec ses dispositions. Les autres décisions administratives doivent prendre en compte les dispositions des SAGE.