Raymond Blanc, Mario Urbanet et Bernard Hugo lors d'une des premières expositions de l'Ecomusée, à la Commanderie
  • Publié le 04/05/2020
  • Mis à jour le 04/05/2020

Culture

Histoire du musée

  • Musée de la ville
  • Patrimoine

Créé en 1977, alors que la Ville Nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines commençait tout juste à sortir de terre, l'écomusée qui deviendra le Musée de la ville à l'aube des années 2000 est unique en son genre dans le paysage muséal français !

Raymond Blanc, Mario Urbanet et Bernard Hugo lors d'une des premières expositions de l'Ecomusée, à la Commanderie
Raymond Blanc, Mario Urbanet et Bernard Hugo lors d'une des premières expositions de l'Ecomusée, à la Commanderie | Ⓒ Musée de la ville - SQY

Créé en 1977 sous le nom d'Écomusée de Saint-Quentin-en-Yvelines, pour conserver les traces du passé au moment de la naissance de la Ville Nouvelle, il témoigne alors du renouvellement, dans les années 1970, de l’approche du musée et du patrimoine.

Déclinant résolument le concept d’écomusée, il fait partie des huit premières structures conçues sur ce modèle et innove par sa pratique d’étude des modes de vie contemporains. Force est de constater que peu de musées ont été consacrés, en France tout du moins, à l’exploration du changement social.

Depuis ses débuts, le musée accompagne donc la « production » d’une mémoire sur un territoire en construction. Il permet aux habitants de « s’expliquer un territoire pour s’y sentir à l’aise », selon Georges-Henri Rivière et Hugues de Varine, les deux théoriciens du concept d’écomusée, à propos du Musée de Saint-Quentin-en-Yvelines.

Le Musée dans le centre commercial
Le Musée dans le centre commercial présente l'exposition "Années 50" | Ⓒ Musée de la ville - SQY / Daniel Huchon

En 1995, le musée, géré désormais par la communauté d’agglomération, s’installe dans un premier lieu d’exposition, au cœur du centre commercial régional Espace Saint-Quentin puis devient, en 2000, le Musée de la ville. Il place l’étude de la construction de la Ville Nouvelle et des modes de vie de ses habitants au centre de son projet, pour enregistrer et étudier un champ d’expérience inédit, inscrit d’emblée dans l’histoire du XXe siècle.

Il collecte alors des objets contemporains qui, bien que produits en masse, sont encore très peu représentés dans les collections des musées. A fortiori lorsqu’il s’agit d’objets liés à la vie quotidienne, les plus à même d’être signifiants et représentatifs des modes de vie communs. En 2002, le musée intègre les locaux sous l’escalier qui mène du théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines à la médiathèque du Canal, formant alors avec ses deux équipements un pôle culturel communautaire majeur.

En 2006, l’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines se voit attribuer par le ministère de la culture et de la communication le label Ville d’art et d’histoire, porté dès lors par le Musée de la ville, dont le travail de sensibilisation au patrimoine est salué. Cette distinction récompense le travail mené pour la promotion et la préservation du patrimoine historique, artistique et culturel de Saint-Quentin-en-Yvelines.

En 2016, la ville n’est plus nouvelle : elle est achevée. L’aventure de la construction d’une ville en une génération et le champ d’expérimentation extraordinaire qu’elle a constitué font désormais partie de l’Histoire. Le musée la replace désormais dans le temps long de l’invention d’un territoire et réaffirme son rôle de témoin et de passeur de l’histoire locale par une nouvelle exposition permanente au sein de ses nouveaux locaux, au cœur du centre culturel communautaire du MUMED, tandis que ses expositions temporaires continuent d’explorer les phénomènes de société des temps contemporains.